Élèves, dans nos salles de classe, on voit le temps passé si lentement qu'il nous rend malade...
On pense à autre chose, à ce qu'on pourra faire les jours qui suivent, quand on aura l'occasion de sortir, de faire la fête, de ne penser à rien...
On profite du temps qui nous est offert mais pas autant qu'on le devrait, on se prend la tête pour des conneries, on se bouffe l'esprit pour des choses qui, au final, n'en valent pas la peine...
On se rend compte qu'on a pas fais ce qu'il fallait quand on aurait du le faire...
Puis on pense à l'avenir, à la fameuse « année prochaine », synonyme de l'après bac...
On y pense, sans se rendre compte à quel point elle arrive vite...
Et à force de se pourrir l'existence pour rien, on arrive à la souhaiter, on se dit « vivement l'année prochaine... ».
Quand on est enfermé dans ce petit cercle imposé qu'est le lycée on souhaite cette indépendance et cette liberté que semble nous offrir le futur...
On veut respirer cet air nouveau...
On ne voit que les bons côtés des choses, sans vraiment penser au « oui, mais » de cet attrait...
Et arrive, sans qu'on est pu faire quoique ce soit, le moment où « l'année prochaine » devient « le mois prochain »...
Entre temps, on à du faire face à bien des choses...
On a penser a notre avenir, oh oui, notre avenir !
Rien d'alarmant, on a la chance d'habiter dans un pays qui fait de l'orientation post-bac un jeu d'enfant.
Au début c'est impressionnant, on appréhende de devoir faire un choix, mais vite un concept très simple s'impose à nous et tout devient limpide...
Et comme vous avez beaucoup de courage pour m'avoir suivis jusqu'à maintenant je vais vous faire un cadeau et vous l'exposez tel quel : « Vous voulez faire quelque chose ? Vous ne pouvez pas pour telle ou telle raison ? Faites autre chose! ».
Que du bonheur.
Après une telle formalité, on se retrouve tant bien que mal ici ou la, en imaginant tous les scénarios possibles quand à nos futurs années étudiantes...
A un moment donné on pense au présent, on se remet en question et une chose claire appairait : on est vraiment trop con.
On se regarde en face et on remarque qu'on a dilapidé un temps précieux; au début infini et maintenant révolu, pour des conneries, pire encore; on recommence quand on en a conscience et on s'en veut de plus en plus...
Il suffit d'une soirée, d'une phrase, d'un regard et d'un début d'épanchement lacrymal qui semble emparer tout le monde pour réaliser une bonne fois pour toute que les choses ne seront plus jamais comme avant...
Et là, double prise de conscience, on a effectivement perdu un temps précieux, on s'est fait du mal et on commence à regretter ce temps pas si lointain où l'on priait pour que le temps passe plus vite dans la salle de classe.
L'élève n'est plus.
Passer la blague qu'est le baccalauréat, on est cette fois bel et bien face à cette « année prochaine » et on constate, de jour en jour, que tout bouge...
Mais non, on ne profite pas, comme on le devrait, du moindre instant qui nous est offert...
L'échiquier est en place, on voit dès lors où tout notre entourage va construire son avenir et on se retrouve planté là, dans un flot de questions, de désirs, à un endroit parmi toutes les possibilités – ou impossibilités, c'est selon –qui s'offraient à nous, avec un plan en tête pour réaliser nos rêves et nos envies...
Et on découvre ainsi cette faim, cette faim de tout vouloir..
Cette faim de vouloir vivre ici et là, d'étudier ceci ou cela quitte à faire un choix bien plus tard.
Le tout, bien sur, en compagnie uniquement des gens qui nous apportent et à qui on aime apporter, des gens qu'on aime et qui nous aiment.
Où qu'on aille, on aimerait posséder une petite boîte dans laquelle se trouverait tous nos amis, tous nos copains, toute notre famille...
On médite quand au fait de ne pas pouvoir tout avoir.
Puis on ne veut plus vraiment de cette indépendance, le confort familial a quand même du bon quand on y réfléchis à deux fois.
On regarde autour de nous, et un très court instant on se dit que tout ce cinéma intérieur n'a pas lieu d'être et qu'on a pas vraiment de problèmes...
Rien n'y fait...
Plus que quelques jours avant ce grand changement, vient le temps des « adieux », des « au revoir », des gares, des mouchoirs, des photos en cadeau données comme pour dire « ne m'oubliez pas »...
Le coeur devient pesant, les prises de conscience sont de plus en plus nombreuses...
On a encore cette image de cette classe, de cette atmosphère lourde attendant une seule chose : la sonnerie...
Et pourtant, le temps s'écoule toujours aussi vite, la nouvelle vie n'est plus qu'à quelques heures et on repense avec dégoût aux innombrables moment où l'on a pu sortir « vivement l'année prochaine »...
On fait ce qu'on ne devrait jamais faire, on regrette...
Les dates, les souvenirs, les images fusent dans la tête...
On est sur le point de passer le cap, de franchir cette fameuse porte dont on imaginait avec joie les contours...
Et, concrètement, on en a plus envie.
On ne veut plus grandir.
Et on constate une nouvelle fois la même chose : on est des éternels insatisfaits...
Comprennes qui pourra, j'aurai pu remplacé « on » par « je »...
Portez vous bien, bon courage pour la suite...
On pense à autre chose, à ce qu'on pourra faire les jours qui suivent, quand on aura l'occasion de sortir, de faire la fête, de ne penser à rien...
On profite du temps qui nous est offert mais pas autant qu'on le devrait, on se prend la tête pour des conneries, on se bouffe l'esprit pour des choses qui, au final, n'en valent pas la peine...
On se rend compte qu'on a pas fais ce qu'il fallait quand on aurait du le faire...
Puis on pense à l'avenir, à la fameuse « année prochaine », synonyme de l'après bac...
On y pense, sans se rendre compte à quel point elle arrive vite...
Et à force de se pourrir l'existence pour rien, on arrive à la souhaiter, on se dit « vivement l'année prochaine... ».
Quand on est enfermé dans ce petit cercle imposé qu'est le lycée on souhaite cette indépendance et cette liberté que semble nous offrir le futur...
On veut respirer cet air nouveau...
On ne voit que les bons côtés des choses, sans vraiment penser au « oui, mais » de cet attrait...
Et arrive, sans qu'on est pu faire quoique ce soit, le moment où « l'année prochaine » devient « le mois prochain »...
Entre temps, on à du faire face à bien des choses...
On a penser a notre avenir, oh oui, notre avenir !
Rien d'alarmant, on a la chance d'habiter dans un pays qui fait de l'orientation post-bac un jeu d'enfant.
Au début c'est impressionnant, on appréhende de devoir faire un choix, mais vite un concept très simple s'impose à nous et tout devient limpide...
Et comme vous avez beaucoup de courage pour m'avoir suivis jusqu'à maintenant je vais vous faire un cadeau et vous l'exposez tel quel : « Vous voulez faire quelque chose ? Vous ne pouvez pas pour telle ou telle raison ? Faites autre chose! ».
Que du bonheur.
Après une telle formalité, on se retrouve tant bien que mal ici ou la, en imaginant tous les scénarios possibles quand à nos futurs années étudiantes...
A un moment donné on pense au présent, on se remet en question et une chose claire appairait : on est vraiment trop con.
On se regarde en face et on remarque qu'on a dilapidé un temps précieux; au début infini et maintenant révolu, pour des conneries, pire encore; on recommence quand on en a conscience et on s'en veut de plus en plus...
Il suffit d'une soirée, d'une phrase, d'un regard et d'un début d'épanchement lacrymal qui semble emparer tout le monde pour réaliser une bonne fois pour toute que les choses ne seront plus jamais comme avant...
Et là, double prise de conscience, on a effectivement perdu un temps précieux, on s'est fait du mal et on commence à regretter ce temps pas si lointain où l'on priait pour que le temps passe plus vite dans la salle de classe.
L'élève n'est plus.
Passer la blague qu'est le baccalauréat, on est cette fois bel et bien face à cette « année prochaine » et on constate, de jour en jour, que tout bouge...
Mais non, on ne profite pas, comme on le devrait, du moindre instant qui nous est offert...
L'échiquier est en place, on voit dès lors où tout notre entourage va construire son avenir et on se retrouve planté là, dans un flot de questions, de désirs, à un endroit parmi toutes les possibilités – ou impossibilités, c'est selon –qui s'offraient à nous, avec un plan en tête pour réaliser nos rêves et nos envies...
Et on découvre ainsi cette faim, cette faim de tout vouloir..
Cette faim de vouloir vivre ici et là, d'étudier ceci ou cela quitte à faire un choix bien plus tard.
Le tout, bien sur, en compagnie uniquement des gens qui nous apportent et à qui on aime apporter, des gens qu'on aime et qui nous aiment.
Où qu'on aille, on aimerait posséder une petite boîte dans laquelle se trouverait tous nos amis, tous nos copains, toute notre famille...
On médite quand au fait de ne pas pouvoir tout avoir.
Puis on ne veut plus vraiment de cette indépendance, le confort familial a quand même du bon quand on y réfléchis à deux fois.
On regarde autour de nous, et un très court instant on se dit que tout ce cinéma intérieur n'a pas lieu d'être et qu'on a pas vraiment de problèmes...
Rien n'y fait...
Plus que quelques jours avant ce grand changement, vient le temps des « adieux », des « au revoir », des gares, des mouchoirs, des photos en cadeau données comme pour dire « ne m'oubliez pas »...
Le coeur devient pesant, les prises de conscience sont de plus en plus nombreuses...
On a encore cette image de cette classe, de cette atmosphère lourde attendant une seule chose : la sonnerie...
Et pourtant, le temps s'écoule toujours aussi vite, la nouvelle vie n'est plus qu'à quelques heures et on repense avec dégoût aux innombrables moment où l'on a pu sortir « vivement l'année prochaine »...
On fait ce qu'on ne devrait jamais faire, on regrette...
Les dates, les souvenirs, les images fusent dans la tête...
On est sur le point de passer le cap, de franchir cette fameuse porte dont on imaginait avec joie les contours...
Et, concrètement, on en a plus envie.
On ne veut plus grandir.
Et on constate une nouvelle fois la même chose : on est des éternels insatisfaits...
Comprennes qui pourra, j'aurai pu remplacé « on » par « je »...
Portez vous bien, bon courage pour la suite...
